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L’OSQ renversant

Oulaaouane offre la victoire aux olympiens

Il y a des victoires qui comptent double, par leur scénario, par l’adversité surmontée, et par le supplément d’âme qu’elles révèlent. Ce samedi soir au stade Paul-Débrésie, dans un froid glacial mais une ambiance brûlante, l’Olympique Saint-Quentin a signé un succès de caractère face à la réserve du LOSC (3-2), au terme d’un match haletant de la première à la dernière seconde.

Face à une formation lilloise jeune, joueuse et redoutable en transition, les hommes de Jérôme Foulon ont dû puiser dans leurs ressources mentales et physiques pour renverser le cours d’une rencontre mal engagée, avant de l’emporter sur le fil grâce à un but héroïque dans le temps additionnel.

Un début tonitruant, mais un coup de froid lillois

Tout avait pourtant bien commencé pour les Saint-Quentinois. Dès les premières minutes, l’OSQ affichait ses intentions : pressing haut, jeu vers l’avant, percussion sur les côtés. Dorvil, très actif sur son aile, était à l’origine des premières situations. À la 4e minute, déjà, sa frappe s’écrasait sur la barre transversale, laissant tout un stade retenir son souffle.

Mais contre le cours du jeu, et fidèle à son efficacité redoutable, Lille B ouvrait le score dès la 7e minute. Sur un coup franc excentré, Diaoune déposait un ballon sur la tête de Tavares, qui déviait victorieusement au premier poteau. 0-1, froid sur Debrésie.

Un coup dur pour l’OSQ, qui continuait pourtant à pousser avec ses principes : jouer, provoquer, insister sur les côtés. Il fallait attendre la 34e minute pour voir la récompense tomber. Sur un corner parfaitement tiré par Dorvil, le ballon trainait dans la surface avant de revenir sur Sylla, seul aux sept mètres, qui reprenait de volée pour égaliser dans un rugissement du stade : 1-1.

À peine quatre minutes plus tard, les Olympiens renversaient totalement la vapeur. Cette fois, c’est Dorvil lui-même qui trouvait la faille : une frappe croisée dans la surface, au premier poteau, qui surprenait le portier lillois. En l’espace de cinq minutes, l’OSQ passait de la frustration à l’euphorie : 2-1.

Une deuxième période sous tension

Devant à la pause, les Saint-Quentinois savaient que rien ne serait facile. Et effectivement, au retour des vestiaires, Lille B haussait le ton. Plus agressifs dans le pressing, plus tranchants sur les transitions, les visiteurs posaient de nouveaux problèmes à la défense axonais.

À la 56e minute, sur un centre précis de Goffi venu de la droite, Yondjo surgissait au second poteau pour égaliser (2-2). Une punition logique au vu du début de seconde période compliqué pour l’OSQ, qui peinait à remettre le pied sur le ballon.

Le match entrait alors dans une phase plus fermée, plus tendue, où chaque erreur pouvait être fatale. Jérôme Foulon tentait de rééquilibrer son équipe avec plusieurs changements, apportant du sang frais dans son animation offensive. Les Olympiens ne parvenaient pas à réellement reprendre l’ascendant, mais restaient dangereux sur coups de pied arrêtés et dans les transitions rapides.

À dix minutes du terme, le score était toujours de 2-2. Le nul semblait se profiler, frustrant au vu des efforts déployés.

Le coup de théâtre dans le temps additionnel

Mais ce groupe saint-quentinois a du caractère. Et à Debrésie, cette saison, rien n’est jamais fini avant le dernier coup de sifflet.

Dans le temps additionnel, alors que le public poussait une dernière fois derrière ses couleurs, l’OSQ obtenait un corner. Le ballon traînait dans la surface, les corps s’entrechoquaient, et au milieu de ce chaos, Oulaaouane surgissait pour catapulter le cuir au fond des filets à la 90e+3 minute.

Explosion dans les tribunes. Explosion sur le terrain. Les Olympiens venaient d’arracher une victoire au courage, au mental, à l’envie. Une victoire comme celle-là construit une saison, forge un groupe, renforce une dynamique.

Quelques secondes plus tard, l’arbitre Anthony Tartarin sifflait la fin du match. 3-2. L’OSQ pouvait exulter.

Un succès fondateur dans la course en N3

Au-delà du résultat brut, c’est surtout la manière et la résilience affichées par les Saint-Quentinois qui marquent les esprits. Menés, puis rejoints, ils n’ont jamais renoncé. Ils ont continué d’y croire, portés par leur public et par une âme collective palpable.

Ce succès permet à l’OSQ de rester solidement accroché au haut de tableau, confirmant ses ambitions dans cette National 3 relevée. Face à un adversaire redoutable sur le plan technique, les hommes de Jérôme Foulon ont montré qu’ils avaient non seulement du talent, mais surtout l’étoffe d’un vrai collectif.

Dans le froid de Debrésie, c’est bien le feu olympien qui a chauffé les cÅ“urs. Et cette victoire sur le fil pourrait bien compter très cher dans la suite de la saison.

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