Bucy la Concorde continue de faire rêver !

 

Il y a des victoires qui rapportent trois points. D’autres qui offrent une qualification. Et puis il y a celles qui dépassent largement le cadre d’un terrain de football. Ce dimanche 27 septembre 2026, La Concorde de Bucy s’est offert un après-midi que le club et tout un village ne sont pas près d’oublier. Dans un stade rempli de passion, les hommes de Jonathan Lelong, accompagnés par leur entraîneure adjointe Axelle Bretin, ont fait tomber le SC Aniche, pensionnaire de Régional 3, sur le score de 3-1. Un deuxième exploit consécutif face à une équipe évoluant deux niveaux plus haut.

Et c’est probablement ce qui rend cette histoire si belle. Bucy-lès-Pierrepont évolue en Départemental 3. Aniche joue en R3. Sur le papier, l’écart semblait important. Sur le terrain, dimanche, il n’existait plus. Parce qu'en Coupe de France, il y a les divisions, les réputations et les pronostics… mais il y a surtout ces équipes qui décident de croire en leur chance jusqu'au bout.

Après avoir déjà éliminé une première formation de R3 au tour précédent, Bucy savait qu'un nouveau défi immense l'attendait. Mais les joueurs de Jonathan Lelong n'ont pas tremblé. Dès les premières minutes, Kevin Jean trouve même la barre transversale. Le ton est donné. Les Axonais sont venus jouer leur chance, sans complexe.

À la 7e minute, Geoffrey Picard fait chavirer le stade. Le défenseur, déjà buteur au tour précédent, trouve une nouvelle fois le chemin des filets et permet à Bucy de prendre les devants. Derrière lui, Antoine Bronsin, Tanguy Bazile, Théo Orfani, Théo Haulin, Robin Magniez et leurs partenaires comprennent rapidement qu'un grand coup est peut-être en train de se préparer.

Et à la 20e minute, le rêve prend encore un peu plus de consistance. Mattéo Gosset se présente sur coup franc et envoie le ballon au fond des filets. 2-0. Bucy mène face à Aniche. Dans les tribunes, les supporters commencent forcément à se prendre à rêver. Ce qui devait être une belle fête devient soudain une possibilité réelle d'écrire une nouvelle page de l'histoire du club.

Aniche réagit toutefois avant la pause et Anthony Belkessa réduit l'écart. 2-1. La deuxième période promet alors d'être longue.

Car Bucy va devoir souffrir. Après l'expulsion de Baltazar Hassani au début de la seconde période, les locaux disposent d'un avantage numérique, mais Aniche ne renonce pas. Les Nordistes continuent de pousser et mettent la défense axonaise sous pression. Alors, il faut défendre ensemble. Courir pour le partenaire. Se battre sur chaque ballon.

Et c'est peut-être là que se trouve la véritable histoire de cette équipe.

Il y a Damien Vannobel, qui se bat sur le front de l'attaque. Il y a Dylan Mennesson, Jimmy Carlier, capitaine de cette équipe, et tous ceux qui acceptent de faire les efforts lorsque le scénario devient difficile. Il y a ceux qui commencent le match et ceux qui entrent pour apporter leur énergie : Romuald Roth, Maxime Buloir, Amadou Samaké et Romain Dhesse. Chacun apporte sa pierre à un édifice qui devient, minute après minute, de plus en plus solide.

Sur le banc, Jonathan Lelong et Axelle Bretin vivent eux aussi ces dernières minutes avec cette tension propre aux grands rendez-vous. Ils savent que leur équipe tient quelque chose de précieux. Mais ils savent également qu'en Coupe de France, tout peut basculer en quelques secondes.

Alors Bucy s'accroche.

Les minutes défilent.

Le public pousse.

Les joueurs souffrent.

Et puis, à la 86e minute, arrive le moment que tout le monde attendait sans encore oser vraiment y croire.

Damien Vannobel profite d'une situation de contre et inscrit le troisième but.

3-1.

Cette fois, le stade peut respirer.

La qualification est tout proche.

Il reste quelques minutes à tenir, mais l'émotion commence déjà à gagner les rangs. Les joueurs savent qu'ils sont en train de réaliser quelque chose de grand. Très grand.

Puis le coup de sifflet final retentit.

Bucy-lès-Pierrepont est au cinquième tour de la Coupe de France.

Et derrière cette qualification, il y a bien plus que onze joueurs.

Il y a un club centenaire. Il y a ses bénévoles, ceux qui travaillent dans l'ombre pour qu'un match puisse avoir lieu dans les meilleures conditions. Il y a les dirigeants. Il y a les familles. Il y a les supporters venus pousser leur équipe. Il y a cette petite communauté qui fait vivre le football à Bucy-lès-Pierrepont.

Et il y a Anaïs Mennesson, la présidente de La Concorde, qui voit aujourd'hui son club vivre l'une de ces aventures qui donnent un sens particulier à tout le travail accompli au quotidien.

Parce qu'un club de football amateur, ce n'est pas seulement un classement ou une feuille de match. C'est une histoire humaine. Ce sont des bénévoles qui donnent de leur temps, des dirigeants qui s'investissent, des joueurs qui viennent s'entraîner après leur journée de travail et des familles qui passent leur dimanche au bord d'une pelouse.

C'est aussi pour toutes ces personnes que la Coupe de France possède une saveur particulière.

Et cette année, Bucy est en train de la savourer pleinement.

Après un premier exploit au tour précédent, La Concorde vient donc d'en réaliser un deuxième, toujours contre une formation de Régional 3. Deux obstacles franchis. Deux adversaires mieux classés éliminés. Et désormais, le cinquième tour qui se présente à l'horizon.

Pour Jonathan Lelong, Axelle Bretin et leurs joueurs, l'histoire continue.

Pour Anaïs Mennesson et tous ceux qui font vivre le club, cette aventure est forcément particulière.

Pour les enfants qui regardent peut-être aujourd'hui leurs joueurs avec des étoiles dans les yeux, elle pourrait même devenir un souvenir fondateur.

Car c'est aussi cela, la Coupe de France.

Un dimanche après-midi, un stade, quelques centaines de personnes et une équipe que personne n'attendait forcément à ce niveau-là… puis soudain, un rêve qui devient réalité.

Bucy-lès-Pierrepont n'a pas seulement éliminé Aniche.

Bucy vient de faire vibrer tout un village.

Et alors que La Concorde s'apprête à découvrir le cinquième tour, une question peut désormais accompagner les Axonais : après avoir fait tomber deux équipes de R3, pourquoi cette aventure devrait-elle s'arrêter maintenant ?

Le petit poucet axonais a encore quelques pages à écrire.

Et dimanche soir, dans les vestiaires comme autour du stade, chacun savait probablement une chose : ce moment-là, personne ne l'oubliera.

Enregistrer un commentaire

0 Commentaires

Facebook Axofoot

Autres Actus