Long déplacement, contexte hostile et adversaire ambitieux : tous les ingrédients étaient réunis pour un match piège. Pourtant, l’Olympique de Saint-Quentin a parfaitement rempli sa mission en ramenant un nul solide (0-0) du terrain du Gazélec FC Ajaccio, samedi après-midi, lors de la 17e journée de National 3.
Un résultat acquis au terme d’une rencontre défensive, courageuse et parfaitement maîtrisée collectivement par les joueurs de Jérôme Foulon.
Un début de match sous pression corse
Dans l’ambiance chaude du stade Ange Casanova, les Ajacciens ont rapidement imposé leur rythme. Très hauts sur le terrain, les Corses ont monopolisé le ballon et cherché à exploiter les couloirs avec intensité.
Dès la 10e minute, le GFCA pensait ouvrir le score. À la suite d’un mouvement fluide initié par Kheroua, Diomandé débordait côté gauche avant de servir parfaitement Randazzo. Sa frappe croisée battait le portier saint-quentinois… mais venait heurter le poteau. Un premier avertissement sérieux pour des Olympiens immédiatement plongés dans un combat défensif.
Organisé dans un bloc compact en 4-1-4-1, Saint-Quentin acceptait volontairement de subir afin de fermer les espaces. La charnière Cal – Bangoura se montrait irréprochable dans les duels, tandis que les latéraux multipliaient les replis pour empêcher les centres dangereux.
Malgré une possession largement ajaccienne, les Axonais restaient disciplinés et ne cédaient jamais à la panique.
Saint-Quentin solide et appliqué
Face à la domination territoriale corse, les Olympiens ont fait preuve d’une remarquable solidarité. Chaque récupération était suivie d’une tentative de projection rapide vers l’avant, souvent par Tamboura, seul joueur capable d’apporter de la profondeur dans cette première période.
À la 18e minute, justement, l’ailier saint-quentinois profitait d’un espace pour amener la seule situation réellement dangereuse des visiteurs avant la pause. Insuffisant pour inquiéter durablement Ajaccio, mais révélateur d’une équipe capable de rester menaçante malgré un match défensif assumé.
À la mi-temps, le score vierge reflétait surtout la résistance des joueurs de Saint-Quentin, appliqués et rigoureux face à un adversaire dominateur mais inefficace.
Une seconde période de résistance
Au retour des vestiaires, le scénario ne changeait guère. Le Gazélec poursuivait sa domination, accumulant les séquences offensives et les coups de pied arrêtés. Les corners se multipliaient devant la surface olympienne, mais sans jamais réellement désorganiser le bloc défensif visiteur.
Saint-Quentin, de son côté, gérait parfaitement les temps faibles. Le milieu de terrain Boucher – Touré effectuait un travail de l’ombre considérable pour ralentir les transitions adverses et casser le rythme.
Progressivement, les Ajacciens perdaient en lucidité dans les trente derniers mètres. Les transmissions devenaient moins précises et les frappes plus rares, preuve d’une défense saint-quentinoise toujours bien en place.
Les changements opérés par le staff corse apportaient davantage de présence offensive, mais les Olympiens restaient concentrés jusqu’au bout.
Le tournant dans les dernières secondes
La plus grosse frayeur pour Saint-Quentin survenait dans les ultimes instants. Sur une situation confuse, le ballon échappait au gardien Matthieu Hucliez, titularisé pour sa première apparition de la saison en N3. Pomponi héritait alors d’un but quasiment vide… mais manquait inexplicablement le cadre.
Un énorme soulagement pour les visiteurs, récompensés d’un match défensif héroïque.
Un point qui compte
Sans réellement peser offensivement, Saint-Quentin a livré une prestation mature, intelligente et pleine d’abnégation. Dans un championnat où chaque déplacement peut devenir un piège, ce point pris en Corse ressemble à une véritable performance.
Les Olympiens ont su faire preuve de caractère après la déception du week-end précédent. Discipline tactique, solidarité collective et engagement permanent ont permis de contenir l’une des équipes ambitieuses de la poule.
Ce match nul confirme surtout la capacité du groupe saint-quentinois à s’adapter aux circonstances : savoir souffrir, défendre ensemble et repartir avec un résultat positif.
Un point précieux, obtenu au bout de l’effort, qui pourrait compter lourd dans la suite de la saison pour les hommes de Jérôme Foulon.

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