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La logique respectée pour l'OSQ, mais Moÿ sort la tête haute

Il n’y a finalement pas eu d’exploit ce dimanche après-midi au stade Roquet Serec, mais il y a eu un vrai match de Coupe. Pour son entrée en lice dans cette Coupe de l’Aisne, l’Olympique Saint-Quentin, pensionnaire de National 3 et double tenant du titre, a fait respecter la hiérarchie en s’imposant largement (5-0) face à une courageuse formation de Moÿ-de-l’Aisne, évoluant en Départemental 2. Une victoire nette, construite avec sérieux, mais qui ne doit pas faire oublier la résistance locale, longtemps solide et bien organisée.

Devant près de 150 spectateurs, venus braver les températures hivernales pour assister à la seule rencontre officielle du secteur saint-quentinois ce week-end, la Coupe a une nouvelle fois rappelé qu’elle reste un rendez-vous à part. Si l’écart de cinq divisions pouvait laisser penser à un scénario écrit d’avance, les Moyaciens avaient bien l’intention de vendre chèrement leur peau pour cette affiche de prestige.

Un OSQ au complet et concentré sur son sujet

Conscient des pièges que peut réserver la Coupe, Jérôme Foulon, entraîneur de l’OSQ, avait fait le choix de se présenter avec un groupe au complet, alignant un onze solide et expérimenté. Aucun calcul, aucune approximation : les Olympiens étaient venus pour se qualifier, et rien d’autre. Une marque de respect envers l’adversaire, mais aussi envers la compétition.

En face, Moÿ-de-l’Aisne disputait cette rencontre sous la direction de Thomas Ledoux, récemment installé sur le banc moyacien. Pour sa première officielle dans ce rôle, l’entraîneur local avait préparé un plan de jeu précis, basé sur un bloc compact, une solidarité de tous les instants et une discipline tactique rigoureuse.

Une première période longtemps équilibrée

Dès les premières minutes, l’OSQ prend logiquement le contrôle du ballon, mais se heurte à une équipe de Moÿ bien en place, regroupée, et très appliquée dans ses tâches défensives. Les locaux ne refusent pas le jeu, se projettent avec leurs moyens, et surtout ne paniquent pas face au statut de leur adversaire.

La première véritable situation est à mettre au crédit des visiteurs, avec une tentative de Plamedi De Sousa dès les premières minutes, bien captée par Tom Lepreux, vigilant dans sa cage. Quelques minutes plus tard, Gamaël Dorvil se retrouve en position dans la surface, mais sa frappe manque de puissance pour inquiéter le portier moyacien.

Moÿ souffre, mais ne rompt pas. Emmenés par leur capitaine Victorien Dumont, les Moyaciens défendent avec courage, coupent les lignes de passes et obligent l’OSQ à multiplier les centres et les frappes lointaines. Le public commence alors à y croire, d’autant que les minutes s’égrènent sans que le score n’évolue.

Mais comme souvent face à une équipe de niveau supérieur, le moindre relâchement se paie cash. Juste avant la pause, dans le temps additionnel, une frappe d’Anthony Boucher arrive dans les pieds de  Kevin Brancourt, opportuniste, ne se fait pas prier pour ouvrir le score (0-1, 45e). Un coup dur pour Moÿ, qui rentre aux vestiaires avec un but encaissé au pire moment.

La différence de niveau après la pause

La seconde période débute sur un rythme plus élevé. L’OSQ accélère, joue plus juste, plus vite, et exploite davantage les espaces. Moÿ, qui a beaucoup donné dans le premier acte, commence à laisser des brèches. Et la sanction ne tarde pas.

À la 50e minute, Zakaria Bouchema double la mise après une belle action collective, concluant avec sang-froid pour faire le break (0-2). Cinq minutes plus tard, Kevin Brancourt s’offre un doublé, profitant d’un ballon relâché par le gardien à la suite d’une tentative de Melvin Houenou (0-3, 55e). À cet instant, la qualification ne fait plus guère de doute.

Moÿ continue pourtant de se battre, à l’image de son gardien Tom Lepreux, auteur de plusieurs arrêts qui évitent une addition plus lourde. Mais la maîtrise saint-quentinoise est totale. Les Olympiens font tourner le ballon, imposent leur rythme et gèrent parfaitement la rencontre.

À un quart d’heure du terme, Khalid Oulaaouane aggrave le score. Après un penalty initialement stoppé par Lepreux, l’attaquant suit bien et pousse le ballon au fond des filets (0-4, 75e). Puis, en fin de rencontre, Melvin Houenou vient conclure le festival offensif d’une belle reprise à la suite d’un corner, scellant définitivement le sort du match (0-5).

Une qualification logique, un adversaire valeureux

Si le score final est sévère, il reflète surtout la différence de niveau qui s’est fait sentir au fil des minutes, notamment après la pause. L’OSQ a su rester sérieux, appliqué et respectueux, sans jamais tomber dans la facilité. Une prestation propre et maîtrisée, dans la continuité des ambitions affichées dans cette Coupe de l’Aisne.

Côté moyacien, l’élimination n’efface pas la prestation livrée, notamment en première période. Face à une formation de National 3, Moÿ-de-l’Aisne a montré de belles choses, un état d’esprit irréprochable et une organisation qui laisse entrevoir des motifs de satisfaction pour la suite du championnat.

À noter également le comportement exemplaire des Saint-Quentinois, venus sans arrogance, avec humilité, et repartant avec une qualification logique mais respectueuse. La Coupe de l’Aisne se poursuit donc pour l’OSQ, qui confirme son statut de favori, tandis que Moÿ peut se tourner vers son objectif principal, le championnat, avec la conviction d’avoir vécu un bel après-midi de football.

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