Le SC Amiens a tenu son rang. Opposés au FC Montreuil, valeureux pensionnaire de Régional 1 et véritable révélation de cette édition de la Coupe de France, les Picards ont dû s’employer pour décrocher leur qualification (4-2), ce samedi, en seizième de finale. Dans une ambiance électrique à Bobigny, les hommes de Ligue 2 ont fait parler leur expérience, portés notamment par deux buteurs bien connus dans l’Aisne : Teddy Averlant et Ikia Dimi.
Pourtant, le scénario de la rencontre avait tout d’un piège. À peine le coup d’envoi donné, les Amiénois sont cueillis à froid. Sur une action fulgurante, Montreuil profite d’un moment de flottement défensif pour ouvrir le score et faire chavirer un stade acquis à la cause du Petit Poucet francilien. Quinze secondes auront suffi aux amateurs pour rappeler que la Coupe de France ne pardonne aucune suffisance.
Amiens remet rapidement de l’ordre
Touchés mais pas coulés, les Picards réagissent avec sang-froid. Peu à peu, ils confisquent le ballon et imposent un rythme plus conforme à leur statut. Cette domination trouve sa récompense après quelques minutes avec l’égalisation, avant que Ikia Dimi, ancien joueur de Chauny, ne donne l’avantage aux siens. Opportuniste et juste dans ses déplacements, l’attaquant amiénois fait parler son sens du but pour calmer l’enthousiasme montreuillois.
Amiens prend alors le contrôle des débats sans pour autant se mettre totalement à l’abri. Montreuil, bien organisé et courageux, continue de se projeter rapidement vers l’avant et se procure plusieurs situations dangereuses. Mais l’efficacité est picarde. Sur l’une de ses rares opportunités franches, Teddy Averlant, pur produit du football axonais, creuse l’écart avant la pause, offrant un avantage plus confortable à son équipe.
Une seconde période maîtrisée malgré la résistance locale
Dès la reprise, Amiens frappe à nouveau et pense avoir définitivement éteint les espoirs adverses. Pourtant, fidèle à l’esprit qui l’a porté tout au long de son parcours, Montreuil refuse d’abdiquer et réduit rapidement l’écart. Le public y croit encore, pousse, chante, et tente d’entraîner les siens vers un nouvel exploit.
Mais l’expérience du haut niveau fait la différence. Malgré quelques situations intéressantes côté montreuillois, les Amiénois gèrent les temps faibles, s’appuient sur leur maîtrise collective et ferment progressivement le jeu. La fin de rencontre est marquée par davantage de tension que de réelles occasions, et la réduction numérique de Montreuil achève de sceller le sort du match.
Une qualification logique, mais loin d’être anodine
Si le score final peut laisser penser à une victoire maîtrisée, ce seizième de finale aura rappelé combien la Coupe de France demeure imprévisible. Amiens aura dû faire preuve de sérieux, de caractère et de réalisme pour éviter le piège tendu par un adversaire inspiré et sans complexe.
Cette qualification permet au club picard de poursuivre l’aventure et de représenter fièrement les Hauts-de-France en huitièmes de finale. Elle met également en lumière des joueurs au parcours régional fort, à l’image de Teddy Averlant et Ikia Dimi, symboles de cette passerelle permanente entre le football amateur et le monde professionnel.
Montreuil quitte la compétition avec les honneurs, après un parcours remarquable. Amiens, de son côté, continue sa route, conscient que chaque tour exigera la même rigueur pour espérer aller loin dans cette Coupe de France toujours aussi magique.

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